10.11.2008
Rétrospective
Petit retour sur ces dernières semaines…..
Les jours furent long et tristes……
Le soleil semblait être partout dans ma vie, ainsi que le ciel bleu et dégagé, et pourtant…. Un petit nuage sombre et pluvieux se déversait inéluctablement sur mon cœur.
De temps en temps, une éclairci tout aussi inattendu et sans apparente raison, montrait le bout de son nez… avant de bien vite disparaître pour me replonger dans la grisaille d’un cœur qui pleure et frisonne sans cesse d’une peur qu’il ignore !
Pourtant je suis contente de tout ce qui a été accompli ces derniers mois, j’ai avancé là où l’immobilisme régnait depuis bien des années…. J’ai également évolué sur ce qui me semblait bien perdu à jamais…..
C’est même bien étrange de se sentir si différent tout à l’intérieur et si profondément que la structure même semble changée…
Par ailleurs, j’ai gommé un certain nombre de difficultés, j’ai rendu léger ce qui était lourd et vivant ce qui était mort…..
Mais un vide, une profonde tristesse a fait surface… dans ce qui cœur si bouillonnant jusqu’ à présente….
Je me sens parfois comme une coquille vide qui bouge, parle agit tel qu’il se doit mais sans conviction, sans élan, sans rien à l’intérieur.
Hier, par exemple j’ai passé « apriori » une bonne après-midi et soirée avec des amies que j’aime profondément. Et pourtant, j’ai passé heure après heures, seconde après seconde, à les regarder, eux et mes enfants, me parler en ne ressentant que le vide. Je les écoutais même sans vraiment arrivait à m’intéressait à ce qui était dit et n’étais que le spectateur d’un film dont le son était soit trop fort à espérer le silence, soit trop faible à ne plus rien entendre.
Par moment je répondais ou souriais mécaniquement mais le reste du temps restais dans le silence et l’immobilisme.
Seules quelques larmes sont montées à un moment, me rappelant que j’étais toujours bien vivante….
Cette tristesse ne m’accable pas, je l’accepte pour ce qu’elle est et pour le temps qu’elle doit être.
Par contre ce vide me gène. Il me donne le sentiment de n’être plus qu’une « chose » et non faire partie de la communauté des être « vivants ».
Il me sépare des autres, même des miens.
Il rend tout monochrome, gris et factice.
Colère, amour tout semble avoir la même couleur, couleur du rien.
Je me demande même pourquoi je suis venue là, pourquoi j’ai souhaité partager ce moment-là puisque je ne suis que dans l’absence et l’indifférence.
Puisque rien ne me parait mieux qu’une autre, que tout me semble identiquement ennuyeux… ?
Et pourtant, dans ces moments-là même mes questionnements semblent éteints. Mon esprit divague sans vraiment penser. Tout est calme, comme l’absence de vent, comme le vide….
Cela contraste avec mon cœur qui bat plus que de raison, qui semble me dire qu’il a peur, qu’il est inquiet mais refuse de me dire de quoi…
Tout semble le faire sursauter.
Il semble perdu, démuni, sans reperd et dans l’angoisse de son état…
Enfin, malgré tout je ne peux que me réjouir sans me réjouir (bah oui « néant » oblige).
Et je sais que les choses bougent positivement, et je ne peux que constater le tellement bien mieux de ma situation à celle d'y a 1 an!
Et un jour mon Nagasaki de cœur reverra fleurir son sol et au vide ravagé il laissera la place à la vie… et l’amour.
15:13 Publié dans Passé.... présent | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.10.2008
:-(
J’ai toujours détesté le désordre !
Cela me met mal à l’aise avec moi-même et les autres.
Et quelque part cela me heurte, m'accable…
Mais ironie de la chose : mon inaptitude au rangement et à l’organisation !
Quand t’il s’agit d’agencer l’espace, de trier, de ranger, de faire sa valise….etc... je suis perdue, submergée, inefficace.
J’ai passé ma vie à ranger de mon mieux (et cela me tenait à cœur plus qu’on ne peut l’imaginer) avec pour résultat un espace « en chantier » ! Cela m’a beaucoup pesé avec les années et j’ai fini par développer le syndrome du déni ménager !
J’essaye de ne pas voir, je fuis, je me mets la tête dans le sable pour supporter ce désordre qui plus que m’insupporter, m’outrage !
Une part de moi se résigne dans la douleur (oui car cela me fait mal de ne pas avoir l’environnement qui me va, mais juste celui que je peux…), essaye d’être philosophe….
A savoir également que j’ai grandi avec une mère maniaco-ordonnée, qui toute mon enfance, chaque jour, m’a fait remarqué le désordre que je laissais sur mon passage.
Et qui toute mon enfance a pointé du doigt mon incapacité.
Ainsi je me suis désespérée de ne pas être et savoir faire ce qui semblait si simple et évident pour elle. J’ai grandi en me sentant bien inapte et décevante… !
Si j’avais pu être ordonnée, quel que soit l’effort que cela demandait, je l’aurais été !
L’année scolaire qui vient de s’écouler a été difficile, très difficile avec moi-même ! Et mon mal-être a accentué toutes mes faiblesses, toutes mes lacunes.
Concernant le ménage, je n’ai plus pu ! Je me suis reposée sur Romain qui plein de bonne volonté a fait de son mieux et surtout à fait !
Moi j’ai croulé sous le poids de toutes les responsabilités et taches qui pesaient dans ma tête. Je me suis écroulée de fatigue et totalement démotivée…
J’ai vraiment détesté ce que j’ai été toute cette année ! Cela a été jusqu’au mépris totale de moi !
Toutefois, cette année m’a rappelée à l’ordre, et une fois le fond touché, un second et nouveau souffle est arrivé (pas sans effort non plus).
Je ne serais jamais ordonnée ! Jamais !
Mais j’ai appris quelques petits trucs pour compenser et améliorer au quotidien l’état de mon environnement. Cela me demande beaucoup d’effort car non naturel et évident pour moi mais cela soulage un peu le regard méchant critique que j’ai avec moi-même….
Toutefois, je ne dois jamais relâcher mon attention. Et si, comme ce fut le cas, ces dernières semaines, j’ai été plus occupée, plus fatiguée que d’habitude, je m’aperçois que je n’arrive plus à compenser…..
Bref, il va falloir que je me reprenne car depuis 15j ma maison est horrible comme avant !!
HORRIBLE l’effet que cela me fait !
Aller courage, courage !
Le ménage, le rangement, c’est comme la vaisselle : plus on attend, plus c’est dur et long !
Sinon, j'ai une autre option: tenter ma chance là!
10:32 Publié dans Passé.... présent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.10.2008
130ème note, déjà! (en moins de 4 mois)
En ce moment ma vie est plutôt chouette
Elle est sans conteste bien meilleure qu’il y a un an.
Les plus grosses de mes difficultés ont été aplanies, les plus importants des manques comblés, et les plus importants des points de déséquilibre, trouvent leur point de stabilité, de jour en jour.
Et une leçon a été apprise : rien n’est acquis dans la vie, chaque jour on doit œuvrer pour préserver l’acquis et le faire s’épanouir.
Ma vie amoureuse, quant’ à elle, promet un bel avenir….
J’ai fait un grand déménagement dans ma tête et dans mon cœur pour cela. Ce n’a pas été sans travail… ni sans aide d’ailleurs…
Ainsi j’ai trouvé une nouvelle et bien agréable maisonnée, pour abriter mon âme, mais certains aménagements restent encore à effectuer.
C’est en chantier !
Un beau chantier, prometteur dont je m’enthousiasme d’en voir les finalités.
Donc, chaque jour, je me mets au travail, avec de l’aide fort heureusement (certains travaux sont bien trop fastidieux à effectuer seul), consciencieusement et avec précaution. Parfois, je me coupe un peu, me donne un coup de marteau sur les doigts et mes muscles sont souvent courbaturés le soir. Je pleure un peu, certains jours, mais avec joie de tout ce beau chantier qui est devant moi.
Seul reste encore une grosse douleur qui ne me quitte pas, pas encore...
En effet, mon ancienne maison n’est pas encore totalement vendue, j’y retourne parfois et peine encore à la quitter.. Tant de souvenir et surtout tant de découvertes au fils des jours… A chaque meuble enlevé, à chaque moquette décollée, je redécouvre ce qui me semblait oublié. Il me faut alors, nettoyer, recoller, repeindre… pour la remettre en état avant de la laisser, enfin, pour toujours et pour le meilleur…
Parfois, enfin presque tous les jours, cette douleur du passé laisse couler du chagrin, un peu d’amertume et un soupçon de regret… mais je suis confiante et je laisse couler…. Cela n’est pas facile mais nécessaire pour assainir… pour épuiser ce puits longtemps sans fond. Une fois sec, j’y retrouverais certainement quelques objets perdus, qu’il me faudra nettoyer ou bruler à tout jamais….
Me voilà donc, dans une belle vie, entre passé et futur, que je construis avec douleur, encore quelque temps, mais dans le présent et pour un présent plus heureux.
Remettre en état le passé, permet de construire l’avenir et de vivre pleinement le ici et maintenant !
14:55 Publié dans Passé.... présent | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.09.2008
je ne me retourne pas
« Même si personne ne me suis, je continue d’avancer,
je ne me retourne pas, je ne me retourne pas…. » (si quelqu’un sait de qui est cette citation… ?)
J’aurais aimé écrire ces quelques mots qui expriment si bien et simplement ce que je pense et ressens….
Et pourtant….
Aujourd’hui, mon fils, m’a dit qu’il était moins triste maintenant du départ de Romain (ce propos faisait suite à un passage télévisé où une jeune femme perdait plusieurs personnes qui lui étaient chères). Et pourtant il avait affirmé, à l’époque, ne pas éprouver le moindre chagrin. Son attitude semblait sereine et son discours était : « c’est bien d’être sans Romain » !
Seulement, aujourd’hui il rajoute qu’il aimerait bien que Romain revienne et qu’il veut lui téléphoner pour savoir comment il va. Il me montre alors le petit papier (je l’avais oublié celui-là !) que j’avais fait avec les 3 numéros d’urgence (le mien, celui de sa grand-mère et celui de Romain) et s’empare du téléphone.
Je lui réponds qu’il a le droit d’appeler Romain mais que cela ne me concerne pas et que moi je ne veux pas lui parler. Je rajoute que je vais lui donner son numéro de fixe car cela coutera moins cher…
La seule pensée qui m’a traversé l’esprit quand mon fils a pris le téléphone et a attendu qu’il décroche (ce qu’il n’a pas fait), c’est : « Il va croire que c’est mon idée ! Oh et puis zut, je m’en fiche, le plus important c’est que mon fils fasse ce qui lui semble bon pour lui… !! ».
Voilà, après ma fille qui papote sur MSN avec Monsieur mon ex, v’la mon fils qui veut également papoter avec lui par téléphone…. !! Peuffffff !!!!
Enfin ça me fait quand même bizarre l’attitude de mon fils. Moi j’y ai cru aux « je ne ressens rien » pendants plusieurs semaines ! Rien n’a transpiré dans son attitude, il a vraiment eu l’air d’être indifférent à la situation et pire, content sans un Romain sur son dos pour faire le gendarme !!
Aujourd’hui, je ne sais pas si je dois être contente que mon fils n’est pas été insensible à la situation et au départ de Romain (preuve également de son attachement pour lui) ou contrariée qu’il en souffre et que ce soit maintenant que j’ai tout fait pour oublier jusqu’à son nom, qu’il vienne m’en parler… ?!? Ou peut-être tout ça à la fois !
Bon, y’a pas mort d’homme non plus et je vais lui dire comme à ma fille : « tu lui parle si tu veux mais je ne veux pas en être informé ! ».
D’ailleurs pour info, j’ai supprimé (depuis le 11 sept) toute existence de monsieur mon ex dans ma vie (je ne vais plus non plus sur son blog depuis un moment et j’ai même supprimé le lien dans mes favoris suite à une erreur de manip qui m’a fait me retrouver sur son blog bien malgré moi !) en plus de msn déjà bloqué depuis longtemps, et cela m’a fait un grand bien !
Bon, y’en a marre de parler de lui….
Car n’oublions pas : « Même si personne ne me suis, je continue d’avancer,
je ne me retourne pas, je ne me retourne pas…. »
15:35 Publié dans Passé.... présent | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.09.2008
Réappropriation
Aujourd’hui j’ai redécouvert que j’avais un corps, bien à moi et qu’il fallait que je l’aime et en prenne soin !
Cool !
21:08 Publié dans Passé.... présent | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.07.2008
Un oignon avec un noyau (dur) sur la planche
Depuis des années, je pèle mon oignon, couche après couche. Et j’ai bien tout pelé ces dernières années. J’ai ôté, méticuleusement, toutes les couches de mes troubles et mes malheurs. J’ai mis à nu, petit à petit, tout ce qui me gène pour me retrouver telle que je suis, telle que j’ai toujours été. Quel bien-être, quelle paix intérieure que de se sentir soi sans tout cela….
Alors, j’ai été fort étonnée, quand ces derniers mois, je me suis aperçue que cela n’allait pas. Que l’oignon était toujours là, douloureusement là.
Ce fut comme un retour en arrière, le nez écrasé dans le mur. Pourquoi tant de souffrance, pourquoi tout ce passé qui ressurgit après avoir tout pelé ?
Aujourd’hui, la réponse m’a été donnée, par une belle rencontre, par une belle journée.
Il restait le noyau ! C’est la dernière couche, la plus dure, la plus profonde….. mais la dernière !
Ce noyau, intact, vierge des mes actes, je vais maintenant devoir l’enlever, le casser. Il fait plus mal que chaque couche, mais c’est le dernier pas, l’acte final.
Je suis donc heureuse, d’en être arrivée là.
Plus que lui, rien que lui et après c’est fini.
Je vais enfin pouvoir vivre, loin de toutes mes souffrances, loin de mon passé.
Libre et heureuse, enfin !
Voilà, plus que quelques mois à piler et concasser, à pleurer (ça fait toujours pleurer bien malgré soi 1 oignon) et à me libérer, à me révéler.
Aujourd’hui est une bonne journée !
23:55 Publié dans Passé.... présent | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Bruit, son et murmures
J’entretiens avec la musique une drôle de relation d’ignorance et d’indifférence.
Moi la fille de musicien qui a passé mon enfance sur des planches de répétitions et de concerts.
Moi, dont les doigts enfantins caressaient tous ces instruments à corde, à vent, à percussion.
Moi, qui aimais écouter….
Mais l’enfant que j’étais, a décidé, un jour de lucidité, de fuir la musique comme elle a fuit ce musicien-père. Et depuis, la musique est devenue un lieu vide d’intérêt, un lieu à fuir. Fuite d’emprise de ce géniteur mélomane, fuite d’une pomme qui descend du pommier, fuite de devoir se comparer, se mesurer, fuite, refus et deuil d’une musique bien trop paternelle.
Donc 20 ans sans musique, à la refuser, à l’ignorée, à l’oubliée. Pour certains cela peut paraitre inconcevable de vivre, ne serait-ce qu’une journée, sans elle ? Alors des années ?!?
Le pire c’est qu’elle ne m’a pas manqué.
Seulement…. Et oui il y a un seulement, cette période de ma vie étant prompt aux changements et aux pansages des plais et peurs anciennes, j’ai décidais de refaire vivre la musique, sans peur, sans crainte…. Et sans ce père qui n’est plus le mien, faute de n’avoir jamais était mien.
Donc, aujourd’hui, j’ai entrepris de faire vivre la musique dans ma vie. Petit à petit, elle va prendre sa place et j’émets quelques envies, quelques désirs à son sujet.
J’ai même demandé, à un ami, de me graver un CD (je l’aurais ce WE) avec je crois « Never Never Land », « White Chalk » et « In Rainbows », et je vais même avoir (envoie d’un autre ami) d’ici 1 mois « Anti Best Of » et « Collected ». Bref, de quoi re-familiariser mes petites ouïe à certains sons….
15:40 Publié dans Passé.... présent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.07.2008
Petit frère.
J’ai perdu beaucoup de gens que j’aimais depuis que je suis née. Certains sont morts, d’autres ont disparu de ma vie.
Un jour une lumière dans les ténèbres de mon enfance est apparue : le plus beau jour de ma vie.
C’était le 4 aout 1979. Il avait la plus belle bouille que je n’avais jamais vue et a gonflé mon cœur d’un amour que je croyais ne jamais exister.
C’était étrange comme l’amour pouvait être si grand, si porteur d’espoirs et de joie. Ce petit bonhomme été à peine né que toute ma vie était changée. Il était tout pour moi.
Je n’ai pas de mot car c’était au-delà des mots.
Cette petite merveille plus belle que le soleil, a grandit sous mon amour plus fort que tout. Et je ne crois pas que quelqu’un est pu l’aimer plus que moi, même pas sa mère et encore moins son père.
Oui je l’ai aimé tellement, tellement…. Pourquoi ? Je ne sais pas ? C’est mal ? Je n’en sais rien. C’est….. !
Maintenant cela fait longtemps qu’il est mort. Pas dans mon cœur, non, jamais, et pourtant j’ai essayé ! Je crois même qu’il me manque toujours, fort beaucoup, beaucoup trop. Et mes larmes n’y changent rien.
Il parait qu’on doit faire le deuil de ceux que l’ont a perdu. Que le temps fait tout seul son ouvrage. Moi aussi je pensais, que son image allait s’éloigner. Même parfois, il s’écoule des mois, des années, sans y penser. Et pourtant…..
Romain, tu seras toujours mon petit frère chéri ou que tu sois. Et même si parfois je me mens a moi-même et joue à ne plus t’aimer, je crois que toujours je t’aimerais, aussi fort que tu m’as donné un peu de joie et d’espoir dans la souffrance de mon enfance. Tu as été mon rayon de soleil, ma lumière. Grace à toi j’ai eu envie de me battre pour survivre, pour vivre et pour aimer. Grace à toi, j’ai donné plus que moi-même et j’ai espéré.
Ta vie dans le mienne fut bien courte. 14 ans à peine. Peut-être plus, peut-être moins, je ne sais plus…. Car les derniers mois, je n’étais plus vraiment là près de toi… Et moi, l’image que je garde, c’est celle de toi, tout petit avec ta jolie bouille toute ronde et tes yeux malicieux.
En tout cas sache que je t’aime toujours, que tu es bien vivant dans mon cœur et mon esprit, même si des fois, j’enfouie bien loin au fond de moi mes souvenirs. Tu sais, il est plus facile de t’oublier parfois, et oublier que j‘aurais aimé faire plus que ce qu’il ne l’a été. La vie n’a pas été facile pour toi, bien plus que pour moi, même si, j’avoue, je t’ai envié, un peu par le passé.
Et même si cette petite lumière en moi s’est éteinte quand tu es parti, il me restera toujours assez de clarté pour t’aimer.
23:26 Publié dans Passé.... présent | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Utile !
Je suis utile, pas aimable, juste utile !
Depuis ma naissance, j’ai toujours été utile. Utile à ma mère, utile à mon père, utile à mes amis, utile à mes amants, utile à ma famille, juste utile !
Toujours bonne et gentille, toujours présente quand on me sollicite, toujours utile.
Une vie d’utilité.
Juste bonne à être utile, à être là quand il le faut, et oubliée, ignorée l’instant d’après !
Car en faite, on ne m’aime pas, on a juste besoin de moi.
Utile et fidèle au poste, par vent et marré. Consciente de l’importante de l’autre, fidèle au principe de « on est responsable de ce que l’on apprivoise ». Considérant plus que tout l’être dans sa globalité et ce qu’il est au fond de son cœur, de son âme mais aussi pleine d’empathie pour ses émotions et ses ressentis
Alors que moi, je ne considère pas comme utile les autres, ni comme répondant à des besoins particuliers, je me contente juste de les aimer, pour ce qu’ils sont, visible ou cacher. Toujours prête à leur décrocher la lune si ça peu les aider. Et même si c’est dur, même si ça me fait mal, je considère qu’il n’y a nul effort là-dedans, juste l’évidence de ce que chacun doit faire pour son prochain et consciente de ma responsabilité d’être humain face à ce qui m’entoure.
Aujourd’hui, j’en ai marre ! Car d’utile je me sens utilisée ! Et jamais aimée.
Tout le monde m’abandonne, et surtout ceux que j’aime le plus. Personne ne pense à moi, ne me considère comme importante. Personne n’aime être avec moi.
Même ma fille, qui m’a tout demandé, qui m’a pressée comme un citron toute sa vie, qui a toujours pleuré dans mes jupons à cause de son père, qui m’a demandé d’essuyer des plâtres qui n’étaient pas les miens, et qui ne m’a rien épargnée, et m’a infligée inlassablement colères après colères, mépris après mépris alors que cela ne m’était pas destiné… Bref, qui m’a demandé d’être une mère aimante, attentive, comme il est normal que je le soi mais avec la force de l’exigence extrême depuis qu’elle est née. Et bien aujourd’hui, elle s’en va vivre chez son père. Ceci est une autre histoire, mais c’est quelque part l’histoire de trop qui flirte avec la mienne. Qu’elle parte ne me gène pas, c’est dans l’ordre des choses et ce qui m’importe avant tout c’est son bonheur. Elle n’est pas là pour combler mes manques ni ne servir de bâton de vieillesse.
Mais là, c’est un peu le coup de grâce pour moi. Moi je n’ai eu droit qu’à un être un arbre à chat, où elle a pu faire ses griffes allégrement toute sa vie tandis que son père pouvait récolter tous les lauriers, sans avoir à se baisser. Moi la colère, lui l’amour de notre fille….
Et quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, ça fait mal ! Je trouve qu’il y a quelque chose d’injuste là dedans. Et je me sens encore un peu plus misérable, pas grand-chose, juste bonne à être utile…. Jamais pour moi les sourires, jamais pour moi la main d’amour qui prend la mienne.
Personne ne semble trouver bon d’être en ma présence.
Et je ne manque à personne !
Je ne demande pas l’Amour avec un grand A, juste de l’attachement, juste de compter, d’être importante, et du plaisir en ma compagnie. Juste un petit bout de moi, dans le cœur ce certains. Un petit bout de moi, qui fait qu’on pense à moi, qu’on est heureux de me voir, qu’on ait envie de me voir, qu’on aime être avec moi !
Pourquoi ne suis-je qu’un kleenex dans les mains de chacun ?
Pourquoi moi je n’ai pas le droit d’être aimé ? Pourquoi je ne suis importante pour personne ?
Pourquoi je n’ai jamais droit à la fidélité des sentiments ? Pourquoi je ne suis que de passage dans la vie des autres ?
Tout de suite, j’aimerais partir, loin, loin…. J’en ai marre de tout !! De tout !! J’ai trop de chagrin qui n’intéresse personne ! Juste un peu de pitié ! Mais je hais cette pitié ! Je ne veux pas de pitié ! Je veux être considérée et aimée, c’est tout !
Nb: non en faite, moi je ne sais pas être insensible, et je ne le saurais jamais!
14:34 Publié dans Passé.... présent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.07.2008
Révélation ?
Après d’intenses journées d’introspection et de voyages aux frontières de mon inconscient, j’ai tiré profit de cette rupture pour mettre en lumière 3 choses :
- Une angoisse qui prend aux tripes dès la première seconde d’éveil du matin
- Une révolte, un refus d’accepter de ne plus être un tant soi peu aimée, d’être abandonnée dans l’indifférence
-Un sentiment d’échec mais surtout une profonde tristesse de ne pas arriver à aider l’autre et peut-être même le guérir de quelques blessures…. (illusions ou prétention ? Ou les 2 ?)
La troisième est liée à mon père, père autant aimé qu’il ne méritait pas de l’être. Homme torturé, par moult casseroles en fonte, et que j’aurais tant aimé voir guérir de ses plaies et devenir bon, un père. Lautre, est homme gentil avec un potentiel humain énorme. J’aime tout ce que je vois tout au fond de lui (et dont il n’a certainement pas conscience). Mais il a quelques lourdes casseroles qui le détournent de lui-même et des autres. Des casseroles qui ne le font pas être à la mesure de ce qu’il pourrait et lui font refouler beaucoup de choses importante dans l’existence d’un être humain. J’aurais tant aimé qu’il puisse voir cela en face et surtout affronter ses démons, faire une introspection et accepter d’être aidé dans sa démarche. J’ai beaucoup investit et donné pour qu’il avance…. Mais je n'ai pas su....Aujourd’hui, j’ai beaucoup de peine pour lui. Je trouve qu’il y a là un beau gâchis, et cela me brise le cœur. Je l’aime mon autre, mais n’aime pas le voir ainsi sans rien faire par entêtement, par peur….
La deuxième est liée à ma mère, celle part qui j’ai connu aux premiers mois de ma vie, plus que l’abandon, le non amour, le rien, le vide, l’inexistence (de moi-même). Cela, je m’en rends compte aujourd’hui. C’est encore marqué en moi et douloureux, inacceptable (il faut que j’apprenne à accepter). Comment lutter contre le néant ? Comment lutter contre ce rien que vous renvoie l’être le plus aimé ? La haine, le rejet la colère, le ras-le bol, la gêne, l’étouffement, l’attachement, la tendresse, la culpabilité…. sont des émotions qui proviennent de la vibration du cœur et de l’esprit. Elles vivent, existent et l’on a prise sur elles. Mais l’indifférence ? Comment lutter contre elle ? Et quand on vit dans l’indifférence de l’autre, tous les sentiments les plus fous ou plutôt les plus forts vous envahissent car cela revient à être bâillonné, les mains attachées, avec sa peine, son incompréhension. Figé ! Les émotions et les mots sont des lions en cage, que rien ne peu libérer…… On a aussi parfois le sentiment de crier sans qu’aucun sons ne soient perçus, alors on hurle mais en pure perte…. La révolte, l’incompréhension, la douleur et même parfois l’épuisement sont au cœur de vous alors. Comment calmer cela ? Sans mots entendus, ils n’y a que des maux !
Et la première….. est ...... encore liée à ma mère; en faite, elle est liée à ce que j’explique en second. Avec cette rupture j’ai fait un bon brutale dans le vide, le néant, et pire que la révolte, que l’inacceptable sentiment, c’est l’angoisse de n’être plus rattaché à rien, de n’être plus rien soi-même. J’erre dans le néant, sans savoir s’il est autour de moi ou a l’intérieur de moi, si la lumière existe quelque part. Tous les repères (encore ce « re » père ! là malgré tout) n’existent plus. C’est l’angoisse dans sa plus pure expression, sans rondeur, sans détour.
Par ailleurs, j’ai compris mon attitude. Tout était fort inconscient, mais j’entrais dans un schéma, je transposais…. En effet, Lautre a toujours était un peu comme une mère pour moi (malgré sa virilité bien présente), il m’offrait un amour inconditionnelle, s’occupait de tout, prenait tout en charge…. Telle ma mère depuis des années. Cette mère que j’aime mais qui m’étouffe un peu, peut-être même beaucoup et qui anticipe tous mes besoins. Cette mère qui suscite en moi de l’agressivité, des reproches, du rejet malgré l’amour et l’attachement infini que je lui porte.
Ainsi, avec l’autre je me sentais aimé, aimé, aimé, aimé…. Choyée, entourée, dorlotée. Mais cette relation était aussi ressentie comme un poids qui attire le rejet, la saturation et parfois l’agressivité.
J’ai donc rejouer avec Lautre ma vie avec ma mère comme d’autre revive leur relation avec leur père…. Comme nous pouvons être prisonnier de notre passé… !
Reproduire des schémas bien ancrés dans notre enfance sans le savoir…
Mais nul fatalité, j’ai décidé de me psychanalyser un peu et d’évoluer, ne plus jamais recommencer ! OUI, je veux changer ! Guérir !
20:32 Publié dans Passé.... présent | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



![PJ Harvey - White Chalk [2007]](http://lautre.hautetfort.com/list/ce-que-j-ecoute-en-ce-moment-juste-en-ce-moment/1501261192.jpg)







