18.10.2008
Tête sur...?
Mon coup de coeur de la semaine............
Je n'aime pas la BO du film, je la trouve décevante et non représentative de l'ambiance du film (en ne voulant monter que la très grande et réductrice trame, elle oublie le cœur même du film), donc vous pouvez y jeter un œil.....
Quoi que non ! Regarder plutôt la BO de Arte, plus proche de l’état des lieux du scénario.
Mais surtout je vous engage à télécharger ce film sans modération (mulette mon amour…) qui ne plaira certainement pas à tout le monde!
Comme je suis faignante, je vous livre les critiques de : « Le Monde » et « Arte TV »
Elle :
Un mariage blanc contracté en Allemagne entre Cahit, un turc alcoolique de 40 ans et Sibel une jeune femme turque fragile qui veut vivre sa vie et quitter l’univers rigide de sa famille. Fatih Akin filme avec authenticité l’univers trash des toxicos, les boîtes enfumées, la défonce de ce couple improbable qui ne s’aime pas au début de cette union mais qui peu à peu se découvre. Il met en relief les incompatibilités de vie entre les traditions turques, le machisme des maris et la possible libération des femmes en Occident. Ce couple écartelé entre deux mondes s’autodétruit et découvre l’amour sans pouvoir en profiter. Il est interprété par deux excellents acteurs qui donnent beaucoup de vérité et d’émotion à leurs personnages.
Note :
Lui :
Si le film semble démarrer sur un thème assez noir et me laissait craindre un film un peu mode dans le genre « no future », il sait assez rapidement donner de la force à ses personnages. Le film prend alors une certaine ampleur autour de cette relation à la fois étrange et simple, entre cette jeune fille qui désire s’émanciper d’une famille rigide et un homme à deux doigts de devenir une épave humaine. Filmant cela avec une caméra assez vive, Fatih Akin (cinéaste allemand d’origine turque) sait préserver une authenticité et une émotion certaine, tout en sachant éviter les travers trop convenus et le pathos. Il réalise un film, certes plutôt noir, mais assez fort.
Note :
Renouant avec le cinéma de Fassbinder et de Bukowski, le rôle de Cahit (brillamment interprété par Birol Ünel) exalte la propension quasi jouissive à l'autodestruction : après avoir gagné quelques sous en récupérant des bouteilles vides dans un club germano-turc, Cahit s'empresse d'aller se soûler et chercher la bagarre dans son bistrot habituel. Pour couronner le tout, cet adepte de l'enfoncement systématique s'embarque dans un mariage blanc. Mais le ton n'est pas celui de la comédie romantique, loin de là. C'est au contraire un drame amoureux sans tabous dans la veine du néoréalisme turc. Bien qu'il passe parfois de façon un peu abrupte du comique au tragique et vice-versa, ce film nous étonne par l'intensité du jeu des acteurs et une ambiance fiévreuse que le cinéaste se plaît à accentuer en alternant sans cesse musique turque traditionnelle et rythmes hip-hop. Akin s'est aussi inspiré de la tragédie classique en découpant son film en actes musicaux : des rives du Bosphore, un groupe tzigane turc et une chanteuse accompagnent ce drame amoureux de chants populaires traditionnels.
Akin a eu la main heureuse en confiant le principal rôle féminin à une jeune novice de 22 ans, Sibel Kekilli, découverte par son agence de casting dans une galerie commerciale de Cologne. Car le film est dédié aussi au sort des jeunes filles turques vivant en Allemagne, déchirées souvent entre l'image très traditionaliste de la femme que leur renvoie leur famille et une grande soif de liberté individuelle. Le dilemme de cette jeune fille est abordé sous trois angles différents : allemand, turco-allemand et turc. En dépit de certaines longueurs dans la dernière demi-heure et quelques passages un peu trop mélo, « Gegen die Wand » nous livre un reflet authentique et crédible de la vie des jeunes Allemands issus de l'immigration turque.
La fin est un peu décevante à mon gout car trop plate en contraste avec l’ensemble du film….
Mais je reverrais ce film avec plaisirs.
J’ai toujours aimé les films mettant en scène des histoires tourmentées sous font de vie désorganisée aux gouts d’excès.
En ce qui me concerne j’ai toujours été « sage » car raisonnée et raisonnable…. Mais au fond de moi s’est toujours agité le « no limite », la révolte, le feu qui dévore toutes les émotions, la passion et l’attrait pour toute expérience « interdite ».
Ados j’ai vécu dans des univers très disparates et je me suis offerte la liberté de la marginalité, de l’irraisonné à travers mes amis.
Ainsi j’ai bien connu l’univers de la drogue et de l’alcool sans l’avoir jamais touché.
J’ai aimé, malgré la destruction inévitable qui l’accompagne, la liberté (dans l’enfermement ?), le lâcher prise, le « no » règle de ses êtres et univers….
Et chose détonante je me suis toujours fondue dans ce « Subway » avec facilité. J’ai lié de belles amitiés et me suis sentie moi et plus acceptée, aimée, que nulle part ailleurs…
Malgré tout en vieillissant, je me suis éloignée de cet univers qui a fini par me peser. J’ai cherché la lumière, la paix, la simplicité…
Mais aujourd’hui je constate qu’il reste toujours en moi une part de folie, d’extrême, de passion qui ne me dévore plus mais me fait vivre… moi la gentille maman si raisonnée…. !!
Au jour d’aujourd’hui, j’ai compris que je n’était ni sage, ni folle (telle la vierge que je suis) mais les 2. Que ce n’était ni la sage, ni la folle qui devaient s’exprimer à tour de rôle, mais les 2 !
Je veux laisser vivre tout le déraisonné, toute la passion que j’ai enterrée ces dernières années sans me perdre pour autant…
11:03 Publié dans Ci(ce)né | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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