16.11.2008
Un Lautre s’éteint, un être s'éveille
Ce blog est né de mon besoin d’exprimer ma douleur.
J’espérais juste que 2 ou 3 âmes égarées en ces lieux, puissent lire ce qui avait tant besoin de ne pas rester lettre morte et prisonnier d’un corps qui se déchire de souffrance.
Mais jamais ne j’aurais pensé recevoir votre fidele présence, ainsi que vos commentaires.
Tout ce que je pouvais écrire, bien lourdement, bien trop maladroitement me semblait n’intéressait que moi.
Car bien trop personnel, bien trop gémissant, bien trop redondant !
Et pourtant…
Vous êtes venus, un jour, je ne sais comment, et loin de vous lasser, vous êtes restés.
Alors merci d’avoir suivi mes psycho-états d’âme nombrilistes.
Et surtout merci de votre attention, empathie et petits mots qui ont réchauffé mon petit cœur bien ravagé.
MERCI
Aujourd’hui, je n’ai plus envie d’être Lautre.
J’ai envie d’être Moi, ce nouveau moi à l’identité qui se dessine chaque jour un peu plus.
Voilà pourquoi je pars vers d’autres lieux…
En laissant bien volontairement certaines choses derrière moi.
Je veux tourner le dos à Lautre, ce Lautre qui me fait un peu trop mal chaque jour…
Voilà, je ferme un livre et en ouvre un autre sur ce nouveau Blog…
Un petit pincement au cœur surgit malgré tout.
Lautre fut mon premier bébé du genre, et je le laisse déjà à l’aube de ses 5 mois.
A bientôt pour de nouvelles aventures avec son petit frère, pour ceux qui ont déjà reçu le faire-part de naissance.
Pour les autres, lecteurs anonymes : « Adieu ? »
Lautre
Lautre
Né le : 11 juin 2008
A : Pas toi
Taille : 170 notes et 219 commentaires
Activité : 33 visites en moyenne par jour
Origine géographique des visiteurs:
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16:53 Publié dans BlogS | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15.11.2008
BILAN
A la veille de la mise en sommeil de mon blog, je fais un point en cet instant I.
Avant ma vie ou plutôt moi, dans ce qui n’allait pas, c’était… :
-Je considère mon corps comme une entité à part et ne faisant pas (ou plus peut-être… cela remonte à si longtemps…) parti de moi.
-Je ne sais pas que j’existe en tant que moi, seule la mère que je suis vie, pense et s’active au bien-être de sa progéniture. J’oublie la femme…
-Je ne laisse aucune place, en dehors de mes enfants et moi, dans ma vie.
Je m’y refuse en contradiction complette avec ce petit moi tout perdu, oublié et muselé au fond de mon être.
Et lorsqu’une personne s’impose à moi, j’œuvre avec talant pour la faire disparaître.
Redoutablement, je perçois très vite la faille en l’autre et par lâcheté m’acharne à appuyer un plus fort chaque jour, avec mes doigts dessus.
Incapable de rompre une histoire qui m’oppresse, m’angoisse, je suscite en l’autre cette rupture que j’espère autant que je la redoute.
-Mon quotidien me déborde, me dépasse par ses taches les plus simples et répétitives.
-Je dépense, trop de fois, inutilement pour combler un manque affectif que je refoule.
-J’intellectualise tout. Et autorise mon tyran de mental à envahir tout mon espace de conscience.
-Je laisse passer (depuis toujours) de nombreuses et belles opportunités par des clivages et retenues inutiles.
-Je ne lâche jamais prise.
-J’ouvre la porte au stress, à la peur, l’inquiétude, la douleur extérieur et les laisse m’envahir.
Je vais à l’affrontement et ne laisse pas couler sur moi toutes ces nuisances.
-Je garde bien au chaud tous mes kilos qui m’alourdissent autant qu’ils me protègent.
Je refuse inconsciemment de m’en défaire.
-J’oublie la profonde douleur de la perte de mon frère, seul rayon de soleil de mon enfance, seul raison de vivre de mes jeunes années, seul élan de mon être, seul amour qui réchauffe mon cœur vide.
-Je prends comme acquis l’équilibre que j’ai construit si difficilement pendant tant d’années et me repose sur mes lauriers.
-Je me montre intolérante face aux mensonges et refuse la part de faille des autres, et de moi, à ce sujet. Je fais de la vérité un étendard et un cheval de croisade inhumain et dictatorial.
-Je suis d’une exigence excessive vis-à-vis de moi et des autres.
-Je n’écoute pas assez la petite voie qui est en moi au profit d’une rationalisation bien trop souvent erronée.
-Ma vie est lourde. Mon contexte de vie est lourd.
Instant I + 1
C’est avec joie et fierté que je me targue d’annoncer la mort certaine, et engagée depuis plusieurs mois, de mon bilan "négatif "!
Encore d’autres bilans "négatifs" existent (et non cités) et seront dégommés avec plaisir en leur temps. Mais en attendant, ceux précités sont bien mort, ou agonisant et réduit à rien pour les plus teigneux d'entre-eux.
Le train de l’évolution positive est en marche et je ne suis pas prête d’en descendre !
Comme dit mon fils : t’as bien changé Maman !
Oui Maman est avant tout "Elle" et même si elle en chie en ce moment, elle a posé un sacré paquet ces derniers mois !
Je suis heureuse de cela et remercie la vie de m’avoir donnée suffisamment de coup de pied au cul pour changer conséquemment !
Pour le reste (ma douleur, ma peine, ce néant qui m’envahit bien malgré moi) je laisse le temps s’en charger. J’ai confiance, et reste patiente.
13:50 Publié dans Vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.11.2008
Hiroshima mon amour
Ce qui me parait le plus difficile quand on se sent ravagé, désertifié de l’intérieur, c’est l’incapacité que l’on a, à s’intéresser à son entourage.
Par moment on reconnecte, mais le plus souvent on se sent absent de se ce qui nous entoure.
Et il est très dur de se dire que l’on n’arrive même pas à s’intéresser aux gens qu’on aime, même pas à ses propres enfants (j’ai honte).
Je me sens pantin. Je parle et bouge en fonction de ce qu’il se doit mais sans envie.
Cela me force souvent en ce moment de partager avec mes enfants.
J’ai envie de partir, de fuir loin pour oublier.
Je ne sens que la douleur en moi, en arrière plan d’un paysage vide.
Parfois j’arrive vraiment à donner le change et d’autres fois non. C’est trop, trop me demander que de m’intéresser, que de parler…. Je me sens ravagée….. !!
J’en ai un peu marre ce soir de cet état là !
Parfois j’aimerais pleurer mais je n’y arrive pas. Cela reste indigestement coincé en moi. Une grosse boule qui m’étouffe. J’aimerai la cracher, j’aimerais la cracher…..
Comment se fait’ il que je me détourne ainsi de mes enfants ? Pourquoi là !? Pourquoi mon amour peur eux passe au second plan du néant après le cataclysme qui est en moi ?
C’est horrible ! Je suis devenue une mauvaise mère !!
Plus jamais, je ne jugerais en mon cœur les mères qui un moment se détournent…. Car je sais que l’impensable peu exister, sans qu’on l’est désiré…. !
Et qu’y’a-t-il de plus difficile que de lutter contre le vide ?
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Minuit zéro huit: je déteste couiner (sauf...) et je couine bcp en ce moment (comme ce soir)... ça m'agace
Je vais essayer de faire peau neuve dans mon nouveau blog et couiner seulement de plaisirs…
J’en ai marre d’être ici, je pense que je mets la clé sous la porte d’ici 48 heures. Il est temps maintenant….
22:18 Publié dans Sentiments | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Besoin câlin
Envie de me lover dans des bras forts et affectueux. De m’entourer autour de se buste chaud et doux. De poser ma tète sur son cœur et laisser mon corps battre à son rythme. D’effleurer la peau sous mes doigts doucement et lentement.
Besoin d’un moment de tendresse et d’amour.
Besoin de réconfort et sentir ce grand vide en moi se remplir.
Besoin d’une pause….
18:50 Publié dans Sentiments | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.11.2008
Yesss !
Ça y est je vais signer un SESSAD pour mon fils !
Cela représente une avancée considérable sur la situation.
Je m’explique :
Mon fils souffre d’un handicap mineur qui engendre des difficultés majeures !
Il est Dysphasique.
La dysphasie est un trouble spécifique et sévère du langage (dysphasie, dyslexie, dyspraxie…) qui a pour conséquence des difficultés langagières tant sur le plan de l’expression que de la compréhension du langage. Et comme tout enfant dysphasique il est également dyslexique.
En dehors de ce trouble neurologique qui affecte spécifiquement la zone langagière du cerveau, tout le reste est « normal ».
Pas de déficience intellectuelle, ni sensoriel, ni troubles psy ou du comportement.
Toutefois, sa scolarité a été, comme tous les enfants dans son cas, un parcours du combattant jonché de beaucoup de souffrance.
Aujourd’hui, et depuis 3 ans, il poursuit ses études à la maison avec comme « instituteur » sa maman (moi donc !).
Cela a permis une avancée considérable à tous les niveaux.
C’est une totale réussite.
Toutefois certaines institutions qui font la pluie et le beau temps (décident des orientations scolaires et professionnels, des attribution des AVS, des allocations allouées…etc) comme la MDPH, ne sont pas favorable à ce genre de prise en charge qui échappe à leur « tout » control, et ce malgré les rapports et compte-rendu de nombreux professionnels qui suivent en parallèle mon fils et font l’éloge des progrès de celui-ci.
Donc ces braves gens de la MDPH m’ont dans le collimateur depuis 2 ans et font pression sur moi en menaçant de me sucrer mes allocations.
Ils souhaitent entre-autre que mon fils fasse une batterie de test dans un centre référent et méprise le haut dossier remplis de tous les examens (EEG, IRM, QI, bilan psy, bilan orthophoniques, bilan auditifs, PEA …etc) test et compte-rendu en tous genre déjà effectués depuis des années et régulièrement par de nombreux professionnels compétant et qualifiés du secteur privé (orthophonistes, pédo-psychiatre, neurologue, psychologue….).
Moi je refuse d’imposer à mon fils de passer entre les mains de ce centre référent, dont je connais fort bien l’approche les méthodes … et ce d’autant plus au vu de l’inutilité totale et redondante de la chose.
Mon fils voit assez de professionnels comme ça chaque semaine et passe assez de bilan dans l’année. Et ce n’est pas une sinécure !!!
Et il est hors de question que je sacrifie l’équilibre et le bonheur de mon enfant à cette société et institution bien pensante !.....
Bref, donc à cause de cet abus de pouvoir de la MDPH je suis en grande difficulté depuis 2 ans. Seule porte de sortie, la signature d’un SESSAD qui doit être validé tout d’abord par la MDPH encore !
Sans SESSAD, ils estiment que l’enfant échappe à leur haut control et sans centre référent, ils me refusent le SESSAD !
Le poisson qui se mord la queue !
L’année dernière cette jolie institution qui me fait parfois l’effet de la cour du roi Louis XIV, m’a mise dans un état de stress sans limite qui nous a bouffé tout cru Romain et moi !
Cette année, j’ai décidé d’échapper à toute leur emprise, et ce en premier lieu sur le plan émotionnel.
J’ai décidé également de revoir mon approche, qui fut un échec cuisant malgré toute la pertinence et évidence des éléments avancés….
Mais fort est de constater que le pouvoir était plus au cœur des choses que l’intérêt de mon enfant.
Donc je vous passe les détails de mon changement de fusil d’épaule mais aujourd’hui, j’ai eu l’agréable surprise d’être appelée par le directeur pédagogique du SESSAD en question, qui m’informait qu’il avait réservé une place et du temps pour mon fils dans son dispositif !
Le fait que je sois présidente d’association a joué (pour une fois que cela me sert à moi de me démener comme une diablesse pour la cause et les autres) un rôle. Surtout que par le biais de l’asso je suis régulièrement en contact et en partenariat avec lui. Et c’est un chic type !
Donc victoire.
J’ai RV dans 10 jours pour que l’on définisse les modalités des temps d’accompagnement éducatif de mon enfant. En sachant que tout ce fera en totale collaboration et accord avec moi et sur mesure par rapport aux besoins de mon enfant.
Voilà donc un grand pas, même si ce n’est pas fini, j’ai encore sous le coude d’autres choses qui vont peser dans la balance lors du renouvellement de mon dossier MDPH (c’est chaque année) en juin (à renvoyer au moins 4 mois avant).
Voilà, je suis sereine, tout va dans le bon sens, et « pourrissage » de vie exclus cette année !
20:35 Publié dans Vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Question de 3h, question de 3h
Il est plus de 3h, je ne dors pas et j’hésite….
Je viens de publier une note (Instant) sur mon nouveau blog mais cette note, de part l’ancienneté des faits qu’elle relate, aurait plus légitimement sa place ici…
Mon nouveau blog se veut une page tourné sur le passé, et à peine commencé que je revisite déjà les tomes anciens de ma vie.
Mais alors pourquoi j’hésite… ??
Les fais qui y sont relatés son intiment intimes et je ne souhaite pas laisser certains yeux se poser dessus. Même si je peux me féliciter, toute seule, d’avoir su être totalement honnête dans mes propos et surtout sans retenu en totale abstraction de qui pourrait m’observer à travers le trou de la serrure…
J’ai tenu le pari que j’avais fait à moi-même de zéro limite !
Serais-je en train de faiblir, de faillir ?
J’hésite encore… j’ai une tendresse particulière pour cette note, elle ouvre bien la voie des notes futur de ce nouveau moi, mais elle entache du passé mon nouveau bébé. Oui donc, mais non !
Je suis dans la contradiction….
Manue, Ibid qu’en pensez-vous ?
(C’est cool de mettre à contribution les autres pour ses notes !)
A moins que je la laisse là où elle est pour l’instant, et la transfère plus tard, sur Lautre une fois en sommeil ?
Ou alors que je fasse comme à chaque fois qu’une hésitation surgit, je laisse sans vraiment y penser murir la chose jusqu’au jours où la réponse surgisse d’elle-même telle une évidence enfouie ?
J’hésite…..
03:07 Publié dans BlogS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2008
Rétrospective…… J’ai pas dit non….. !
Rembobinons l’histoire…..
Nous étions restés à ma perte, un peu précipitée, de connexion internet !
Cela fait pas de mal de lâcher un peu avec l’ADSL’ Addict (non, mais elle raconte vraiment n’importe quoi sur son blog ! vivement qu’il ferme !!), pensais-je sans conviction !
Revenons au soir du dimanche 2 novembre, veille de ma grande entrée dans le monde des « model vivant ».
Mon stress est au maximum, mon cœur, une fois de plus, palpite bien trop vite, bien trop fort.
Dans mon lit, n’arrivant pas à trouver la sérénité nécessaire au sommeil, je décide « enfin » de me planter quelques aiguilles d’acupuncture dans le bras.
--Parenthèse--
J’ai fait 2 ans d’études d’acupuncture (Médecine Traditionnelle Chinoise) et comme tout chaussetier mal chaussé, j’ai toujours négligé de me soigner moi-même et pourtant….
--Fin de la parenthèse--
Etant relativement ambidextre (même si banalement droitière), naturellement ce sont mes doigts gauches qui ont pris en main mes 3 aiguilles.
Cela à donné ceci :
Personnellement, je trouve bien facile de se piquer car l’appréhension de faire « mal » est absente. Et pourtant, j’ai déjà piqué quelques de mes congénères à plusieurs reprise en toute facilité
--Re-Parenthèse—
Oui pour une raison que j’ignore j’ai, dès le début, « bien » piqué, ce qui m’a toujours voulu les « félicitations » de mes profs. Mais aucun mérite, cela m’est naturel.
Et j’ai compris dès le début une chose fondamentale : tout est dans la concentration et la capacité à se centrer.
On dit en MTC, que l’aiguille est un tigre qu’il faut savoir maitriser avec calme, assurance et concentration.
C’est pour cela que je n’arrive pas à piquer mes enfants (j’ai essayé mais l’aiguille est rentrée difficilement et a provoqué beaucoup de douleur). Trop d’affect perturbe ma sérénité et maitrise du moment.
--Fin Re-Parenthèse—
Donc après 20 bonnes minutes de cette combinaison de point que je testais (pour la première fois) sur moi, mon esprit était l’égal de la mer après la tempête, et mon cœur palpitait bien moins.
Dodo
3 heures après : « hé merde !!! » l’angoisse et l’agitation reviennent » !
Nuit agitée...
9h : « réveil, pas très bien, toute palpitante !
9h05 : re-aiguilles
9h10 : fffff la pression retombe, le cœur se calme
9h20 : je me lève
Je me prépare
Tout doit être parfait !
Attention : moment exclusivement féminin (de type méditerranéen)
Ma petite chatte a été toilettée la veille avec une jolie coupe Automne.
Mes jambes épilées.
Le duvet ventral du bébé toujours présent en moi, décoloré (oui sinon il est châtain clair et se voit)
Mes quelques poils sur les bras, châtains clairs aussi (tout est châtain clair chez moi) décolorés aussi.
Je m’active donc à enlever quelques poils égarés ou ayant poussé dans la nuit
J’épile un peu mes sourcils
Me fais un petit gommage du visage
Me lave les cheveux
Me lave tout court, avec gommage intégral du corps et crème raffermissant (hooo l’erreur…. !!!)
Et effectue quelques taches quotidiennes
13h00 : repas sommaire, enfin plutôt substitut de repas car je n’arrive rien à avaler
13h15 : Ding Dong !
“Bonjour Monsieur UPS”
“Hooooo ma Box! »
Zut je dois partir dans 15 mn !
Je déballe quand même. Je touche, admire…
13h29 : je prends mon sac avec un peignoir dedans
13h30 : départ !
15h05 : arrivé à l’école d’art
Une trentaine de paire d’yeux sur moi !
J’ai chaud ! Très chaud ! Je tremble ! Mon cœur bat la chamade !
J’essaye de respirer profondément en ventral, mais rien n’y fait.
Et là tout va très vite. Je me déshabille dans une petite pièce et mets mon peignoir sur mon corps chaud bouillant et moite.
Une estrade m’attend au centre de la pièce. Je monte dessus.
Les étudiants sont tous autour de moi, à 1 mètre, avec leur chevalet.
Et là ! là….. c’est le moment M où je dois faire tomber le peignoir.
Tout va encore plus vite.
Je m’imagine plonger dans une eau sans fond et sans savoir nager.
J’oublie tout. Je ne pense plus.
Le peignoir glisse le long de mon corps
Je refuse de me regarder.
Je me laisse guider par le prof.
Je regarde les étudiants, en espérant attirer leurs yeux "que" sur les miens.
Je ne bouge plus.
Ils dessinent en me regardant.
J’ai chaud, horriblement chaud. Et pourtant la pièce n’est pas chauffée.
Au bout de 10 minutes je sens quelques gouttes perler le long de mon corps.
Je maudis cette crème !
Oui car vous saurez, pour ceux qui ne savent pas déjà, que lorsqu’on a chaud la crème est un ennemie. Elle étouffe les pores qui s’activent un peu plus à vous rafraichir de leur eaux. Et elle fond allègrement comme du beurre en se mélangeant à votre humidité corporelle.
L’horreur !!
Je suis un gros pot de crème au soleil !
Au bout de 15 minutes on me fait changer de position !
Toujours debout mais avec un pied sur un tabouret
Mon corps tremble et se tétanise dans cet immobilisme vibrant
1 heure après : pause !
Je remets enfin mon peignoir, qui devient par la-même mon meilleur ami, mon refuge.
Je file aux toilettes me rafraichir.
Le prof m’offre une canette de Ice-Tee et me félicite.
Il est ravi.
Il me complimente encore et encore…
Il me dit belle, superbe, magnifique.
Je reste perplexe….
Ces yeux n’ont’ ils pas vu mes bourrelets, ma cellulite, mes vergetures, mes seins qui tombent ???!
Car rappelons-le, du haut de mes 1M60, 86 Kg alourdissent mon corps !
Mon amie artiste peintre ne cessait de s’extasier, elle aussi, à la vue de mon corps.
Les artistes ont’ ils tous eu génétiquement ou congénitalement la rétine modifiée ?
Perçoivent ‘ils les formes et reliefs comme nous simples mortels occidentalisés ?
Une énigme de plus dans mon univers neuro-cognitif !
Après la pause, enfin on me fait m’allonger (toujours nue bien entendue !).
Je commence à me détendre.
La température semble baisser.
Je ferme les yeux sur ces yeux qui parcourent mon corps et me concentre sur ma respiration pour retrouver le calme interrieur.
20 minutes plus tard, je me relève et enchaine encore et encore les poses.
Je ne pense à rien, surtout pas à moi, j’évite.
J’essaye de percevoir les dessins de chacun et d’oublier mon état d’Eve.
Je commence alors à percevoir avec mon corps l’environnement.
Je sens l’air partout sur ma peau, sur mes cuises, mes fesses, mes lèvres…. C’est inhabituel.
Tout mon être redécouvre des sensations étouffées par les vêtements du quotidien.
Je pense alors aux bains de minuit méditerranéens de ma jeunesse, où il était si agréable de sentir son corps libre vibrer dans l’eau salée.
17h : c’est fini !
Je remets mes habits de camouflage.
Du petit vers timide, démuni, nu, je redeviens un moi plein d’assurance.
Hoooo comme les premières minutes de mouvements de mon corps dans ses drapages m’ont parue bon…. !
Lundi 17, je recommence pour une nouvelle pose de 3h…
Je ne me sens pas plus à l’aise et sure. Mais j’appréhende mois ! Enfin je l’espère…..
17h20 : je file chez un gentil copain, le corps encore tout retourné mais soulagée !
Après soirée ciné, Mac Do super sympa.
Rentrée vers 23h30, je saute sur ma Box et là, la nuit ne fait que commencer….
22:35 Publié dans Vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
couille bite chatte et Porno!!
Il parait que Hautetfort censure….
Bouuuuu comme c’est vilain !!!
Monsieur Tony m’ayant interpellé et défié à ce sujet, voilà le pourquoi du comment de mon titre aux mots fleuris…. :-D
Nb : normalement, c’est au niveau des commentaires que cela bloque.
Alors profitez-en pour pailler un peu à votre guise, de tout ou de rien
02:55 Publié dans Autre | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
10.11.2008
Rétrospective
Petit retour sur ces dernières semaines…..
Les jours furent long et tristes……
Le soleil semblait être partout dans ma vie, ainsi que le ciel bleu et dégagé, et pourtant…. Un petit nuage sombre et pluvieux se déversait inéluctablement sur mon cœur.
De temps en temps, une éclairci tout aussi inattendu et sans apparente raison, montrait le bout de son nez… avant de bien vite disparaître pour me replonger dans la grisaille d’un cœur qui pleure et frisonne sans cesse d’une peur qu’il ignore !
Pourtant je suis contente de tout ce qui a été accompli ces derniers mois, j’ai avancé là où l’immobilisme régnait depuis bien des années…. J’ai également évolué sur ce qui me semblait bien perdu à jamais…..
C’est même bien étrange de se sentir si différent tout à l’intérieur et si profondément que la structure même semble changée…
Par ailleurs, j’ai gommé un certain nombre de difficultés, j’ai rendu léger ce qui était lourd et vivant ce qui était mort…..
Mais un vide, une profonde tristesse a fait surface… dans ce qui cœur si bouillonnant jusqu’ à présente….
Je me sens parfois comme une coquille vide qui bouge, parle agit tel qu’il se doit mais sans conviction, sans élan, sans rien à l’intérieur.
Hier, par exemple j’ai passé « apriori » une bonne après-midi et soirée avec des amies que j’aime profondément. Et pourtant, j’ai passé heure après heures, seconde après seconde, à les regarder, eux et mes enfants, me parler en ne ressentant que le vide. Je les écoutais même sans vraiment arrivait à m’intéressait à ce qui était dit et n’étais que le spectateur d’un film dont le son était soit trop fort à espérer le silence, soit trop faible à ne plus rien entendre.
Par moment je répondais ou souriais mécaniquement mais le reste du temps restais dans le silence et l’immobilisme.
Seules quelques larmes sont montées à un moment, me rappelant que j’étais toujours bien vivante….
Cette tristesse ne m’accable pas, je l’accepte pour ce qu’elle est et pour le temps qu’elle doit être.
Par contre ce vide me gène. Il me donne le sentiment de n’être plus qu’une « chose » et non faire partie de la communauté des être « vivants ».
Il me sépare des autres, même des miens.
Il rend tout monochrome, gris et factice.
Colère, amour tout semble avoir la même couleur, couleur du rien.
Je me demande même pourquoi je suis venue là, pourquoi j’ai souhaité partager ce moment-là puisque je ne suis que dans l’absence et l’indifférence.
Puisque rien ne me parait mieux qu’une autre, que tout me semble identiquement ennuyeux… ?
Et pourtant, dans ces moments-là même mes questionnements semblent éteints. Mon esprit divague sans vraiment penser. Tout est calme, comme l’absence de vent, comme le vide….
Cela contraste avec mon cœur qui bat plus que de raison, qui semble me dire qu’il a peur, qu’il est inquiet mais refuse de me dire de quoi…
Tout semble le faire sursauter.
Il semble perdu, démuni, sans reperd et dans l’angoisse de son état…
Enfin, malgré tout je ne peux que me réjouir sans me réjouir (bah oui « néant » oblige).
Et je sais que les choses bougent positivement, et je ne peux que constater le tellement bien mieux de ma situation à celle d'y a 1 an!
Et un jour mon Nagasaki de cœur reverra fleurir son sol et au vide ravagé il laissera la place à la vie… et l’amour.
15:13 Publié dans Passé.... présent | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.11.2008
Access de quel Provider ?
Je hais l’informatique depuis que :
-1) j’ai travaillé dedans, autour, dessous pendant 3 ans et demi
-2) que mon ex m’a quitté (encore un qui très originalement adore l’informatique et se gargarise d’être doué ! Bon oui c'est mesquin de ma part et c'est vrai qu’il assure pas mal, même plus que pal mal mais ça me force de le dire, vraiment, mais il faut rendre à Rhum’s ce qui est à Romain).
Et je refuse aujourd’hui, tel l’âne (et oui c’est têtu mais non c’est pas si con que ça !) qui avance à reculons, de mettre mes doigts dans ce hexaèdre clignotant, péniblement sonore et toujours aussi moche quelque soit sa génération !
Je hais chez lui, tout ce qui m’oblige à le toucher !
Et je ne supporte plus qu’il vienne me casser grave les gonades dès qu’il décide de se manifester désagréablement, tant sur le plan hardware que software !
Mais il serait fort aimable à l’un d’entre-vous d’éclairer ma clignotante lanterne sur le sujet :
C’est quoi « dynamic pools » comme fournisseur d’accès ?
Merci brave dame, brave m’sieur
13:33 Publié dans Autre | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note



![PJ Harvey - White Chalk [2007]](http://lautre.hautetfort.com/list/ce-que-j-ecoute-en-ce-moment-juste-en-ce-moment/1501261192.jpg)







