12.11.2008

Rétrospective…… J’ai pas dit non….. !

 

 

 Rembobinons l’histoire…..

Nous étions restés à ma perte, un peu précipitée, de connexion internet !

Cela fait  pas de mal de lâcher un peu avec l’ADSL’ Addict (non, mais elle raconte vraiment n’importe quoi sur son blog ! vivement qu’il ferme !!), pensais-je sans conviction !

 

Revenons au soir du dimanche 2 novembre, veille de ma grande entrée dans le monde des « model vivant ».

Mon stress est au maximum, mon cœur, une fois de plus, palpite bien trop vite, bien trop fort.

 

Dans mon lit, n’arrivant pas à trouver la sérénité nécessaire au sommeil, je décide « enfin » de me planter quelques aiguilles d’acupuncture dans le bras.

 

--Parenthèse--

J’ai fait 2 ans d’études d’acupuncture (Médecine Traditionnelle Chinoise) et comme tout chaussetier mal chaussé, j’ai toujours négligé de me soigner moi-même et pourtant….

--Fin de la parenthèse--

 

Etant relativement ambidextre (même si banalement droitière), naturellement ce sont mes doigts gauches qui ont pris en main mes 3 aiguilles.

Cela à donné ceci : 

 aiguilles.jpg

 

 

 

Personnellement, je trouve bien facile de se piquer car l’appréhension de faire « mal » est absente. Et pourtant, j’ai déjà piqué quelques de mes congénères à plusieurs reprise en toute facilité

 

 

--Re-Parenthèse—

Oui pour une raison que j’ignore j’ai, dès le début, « bien » piqué, ce qui m’a toujours voulu les « félicitations » de mes profs. Mais aucun mérite, cela m’est naturel.

Et j’ai compris dès le début une chose fondamentale : tout est dans la concentration et la capacité à se centrer.

On dit en MTC, que l’aiguille est un tigre qu’il faut savoir maitriser avec calme, assurance et concentration.

C’est pour cela que je n’arrive pas à piquer mes enfants (j’ai essayé mais l’aiguille est rentrée difficilement et a provoqué beaucoup de douleur). Trop d’affect perturbe ma sérénité et maitrise du moment.

--Fin Re-Parenthèse—

 

Donc après 20 bonnes minutes de cette combinaison de point que je testais (pour la première fois) sur moi, mon esprit était l’égal de la mer après la tempête, et mon cœur palpitait bien moins.

 

Dodo

 

3 heures après : « hé merde !!! »   l’angoisse et l’agitation reviennent » !

Nuit agitée...

 

9h : « réveil, pas très bien, toute palpitante !

9h05 : re-aiguilles

9h10 : fffff la pression retombe, le cœur se calme

9h20 : je me lève

Je me prépare

Tout doit être parfait !

 

Attention : moment exclusivement féminin (de type méditerranéen)

 

Ma petite chatte a été toilettée la veille avec une jolie coupe Automne.

Mes jambes épilées.

Le duvet ventral du bébé toujours présent en moi, décoloré (oui sinon il est châtain clair et se voit)

Mes quelques poils sur les bras, châtains clairs aussi (tout est châtain clair chez moi) décolorés aussi.

 

Je m’active donc à enlever quelques poils égarés ou ayant poussé dans la nuit

J’épile un peu mes sourcils

Me fais un petit gommage du visage

Me lave les cheveux

Me lave tout court, avec gommage intégral du corps et crème raffermissant (hooo l’erreur…. !!!)

Et effectue quelques taches quotidiennes

13h00 : repas sommaire, enfin plutôt substitut de repas car je n’arrive rien à avaler

13h15 : Ding Dong !

“Bonjour Monsieur UPS”

“Hooooo ma Box! »

Zut je dois partir dans 15 mn !

Je déballe quand même. Je touche, admire…

13h29 : je prends mon sac avec un peignoir dedans

13h30 : départ !

15h05 : arrivé à l’école d’art

Une trentaine de paire d’yeux sur moi !

J’ai chaud ! Très chaud ! Je tremble ! Mon cœur bat la chamade !

J’essaye de respirer profondément en ventral, mais rien n’y fait.

Et là tout va très vite. Je me déshabille dans une petite pièce et mets mon peignoir sur mon corps chaud bouillant et moite.

Une estrade m’attend au centre de la pièce. Je monte dessus.

Les étudiants sont tous autour de moi, à 1 mètre, avec leur chevalet.

Et là ! là….. c’est le moment M où je dois faire tomber le peignoir.

Tout va encore plus vite.

Je m’imagine plonger dans une eau sans fond et sans savoir nager.

J’oublie tout. Je ne pense plus.

Le peignoir glisse le long de mon corps

Je refuse de me regarder.

Je me laisse guider par le prof.

Je regarde les étudiants, en espérant attirer leurs yeux "que" sur les miens.

Je ne bouge plus.

Ils dessinent en me regardant.

J’ai chaud, horriblement chaud. Et pourtant la pièce n’est pas chauffée.

Au bout de 10 minutes je sens quelques gouttes perler le long de mon corps.

Je maudis cette crème !

Oui car vous saurez, pour ceux qui ne savent pas déjà, que lorsqu’on a chaud la crème est un ennemie. Elle étouffe les pores qui s’activent un peu plus à vous rafraichir de leur eaux. Et elle fond allègrement comme du beurre en se mélangeant à votre humidité corporelle.

L’horreur !!

Je suis un gros pot de crème au soleil !

Au bout de 15 minutes on me fait changer de position !

Toujours debout mais avec un pied sur un tabouret

Mon corps tremble et se tétanise dans cet immobilisme vibrant

 

1 heure après : pause !

Je remets enfin mon peignoir, qui devient par la-même mon meilleur ami, mon refuge.

Je file aux toilettes me rafraichir.

Le prof m’offre une canette de Ice-Tee et me félicite.

Il est ravi.

Il me complimente encore et encore…

Il me dit belle, superbe, magnifique.

Je reste perplexe….

Ces yeux n’ont’ ils pas vu mes bourrelets, ma cellulite, mes vergetures, mes seins qui tombent ???!

Car rappelons-le, du haut de mes 1M60, 86 Kg alourdissent mon corps !

Mon amie artiste peintre ne cessait de s’extasier, elle aussi, à la vue de mon corps.

Les artistes ont’ ils tous eu génétiquement ou congénitalement la rétine modifiée ?

Perçoivent ‘ils les formes et reliefs comme nous simples mortels occidentalisés ?

Une énigme de plus dans mon univers neuro-cognitif !

 

Après la pause, enfin on me fait m’allonger (toujours nue bien entendue !).

Je commence à me détendre.

La température semble baisser.

Je ferme les yeux sur ces yeux qui parcourent mon corps et me concentre sur ma respiration pour retrouver le calme interrieur.

20 minutes plus tard, je me relève et enchaine encore et encore les poses.

Je ne pense à rien, surtout pas à moi, j’évite.

J’essaye de percevoir les dessins de chacun et d’oublier mon état d’Eve.

 

Je commence alors à percevoir avec mon corps l’environnement.

Je sens l’air partout sur ma peau, sur mes cuises, mes fesses, mes lèvres…. C’est inhabituel.

Tout mon être redécouvre des sensations étouffées par les vêtements du quotidien.

Je pense alors aux bains de minuit méditerranéens de ma jeunesse, où il était si agréable de sentir son corps libre vibrer dans l’eau salée.

 

17h : c’est fini !

Je remets mes habits de camouflage.

Du petit vers timide, démuni, nu, je redeviens un moi plein d’assurance.

Hoooo comme les premières minutes de mouvements de mon corps dans ses drapages m’ont parue bon…. !

 

Lundi 17, je recommence pour une nouvelle pose de 3h…

Je ne me sens pas plus à l’aise et sure. Mais j’appréhende mois ! Enfin je l’espère…..

 

17h20 : je file chez un gentil copain, le corps encore tout retourné mais soulagée !

Après soirée ciné, Mac Do super sympa.

Rentrée vers 23h30, je saute sur ma Box et là, la nuit ne fait que commencer….

 

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