10.11.2008

Rétrospective

Petit retour sur ces dernières semaines…..

 

Les jours furent long et tristes……

Le soleil semblait être partout dans ma vie, ainsi que le ciel bleu et dégagé, et pourtant…. Un petit nuage sombre et pluvieux se déversait inéluctablement sur mon cœur.

De temps en temps, une éclairci tout aussi inattendu et sans apparente raison, montrait le bout de son nez… avant de bien vite disparaître pour me replonger dans la grisaille d’un cœur qui pleure et frisonne sans cesse d’une peur qu’il ignore !

 

Pourtant je suis contente de tout ce qui a été accompli ces derniers mois, j’ai avancé là où l’immobilisme régnait depuis bien des années…. J’ai également évolué sur ce qui me semblait bien perdu à jamais…..

C’est même bien étrange de se sentir si différent tout à l’intérieur et si profondément que la structure même semble changée…

Par ailleurs, j’ai gommé un certain nombre de difficultés, j’ai rendu léger ce qui était lourd et vivant ce qui était mort…..

 

Mais un vide, une profonde tristesse a fait surface… dans ce qui cœur si bouillonnant jusqu’ à présente….

Je me sens parfois comme une coquille vide qui bouge, parle agit tel qu’il se doit mais sans conviction, sans élan, sans rien à l’intérieur.

Hier, par exemple j’ai passé « apriori » une bonne après-midi et soirée avec des amies que j’aime profondément. Et pourtant, j’ai passé heure après heures, seconde après seconde, à les regarder, eux et mes enfants, me parler en ne ressentant que le vide. Je les écoutais même sans vraiment arrivait à m’intéressait à ce qui était dit et n’étais que le spectateur d’un film dont le son était soit trop fort à espérer le silence, soit trop faible à ne plus rien entendre.

Par moment je répondais ou souriais mécaniquement mais le reste du temps restais dans le silence et l’immobilisme.

Seules quelques larmes sont montées à un moment, me rappelant que j’étais toujours bien vivante….

 

Cette tristesse ne m’accable pas, je l’accepte pour ce qu’elle est et pour le temps qu’elle doit être.

Par contre ce vide me gène. Il me donne le sentiment de n’être plus qu’une « chose » et non faire partie de la communauté des être « vivants ».

Il me sépare des autres, même des miens.

Il rend tout monochrome, gris et factice.

Colère, amour tout semble avoir la même couleur, couleur du rien.

Je me demande même pourquoi je suis venue là, pourquoi j’ai souhaité partager ce moment-là puisque je ne suis que dans l’absence et l’indifférence.

Puisque rien ne me parait mieux qu’une autre, que tout me semble identiquement ennuyeux… ?

Et pourtant, dans ces moments-là même mes questionnements semblent éteints. Mon esprit divague sans vraiment penser. Tout est calme, comme l’absence de vent, comme le vide….

 

Cela contraste avec mon cœur qui bat plus que de raison, qui semble me dire qu’il a peur, qu’il est inquiet mais refuse de me dire de quoi…

Tout semble le faire sursauter.

Il semble perdu, démuni, sans reperd et dans l’angoisse de son état…

 

Enfin, malgré tout je ne peux que me réjouir sans me réjouir (bah oui « néant » oblige).

Et je sais que les choses bougent positivement, et je ne peux que constater le tellement bien mieux de ma situation à celle d'y a 1 an!

Et un jour mon Nagasaki de cœur reverra fleurir son sol et au vide ravagé il laissera la place à la vie… et l’amour.

 

 

 

 

Commentaires

J'adhère ... Compatissante et compréhensive , je sais que ces moments pèsent lourds dans la balance . Il manque un élément clef qui viendra sans crier garde !! Patience tout viendra en son heure et tu n'est pas si éteinte que ça , il suffit de lire entre les lignes !! Des bisous ma jolie belle !! ; )

Ecrit par : manue | 12.11.2008

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